Balade au fil des châteaux

Pour qui vit au bord de la mer, changer de décor pour s’aérer un peu signifie la plupart du temps s’éloigner des rivages et s’aventurer dans les terres.

C’est précisément ce que nous avons fait le weekend dernier, en allant faire une petite balade au fil (des châteaux) de la Loire.

En ce qui nous concerne, ce n’était pas une découverte, puisque nous connaissons déjà bien la région pour en être originaires. Mais c’est toujours un plaisir et un sacré dépaysement que de se confronter à ces vieux monuments de pierre aussi beaux que chargés d’histoire.

Depuis Saint-Malo, départ vendredi en fin d’après-midi pour rejoindre tranquillement le village de Montrésor, en Indre et Loire, à environ 40 km à l’est de Tours.

C’est là que se trouve notre première étape : le château de la Courroirie. Il ne s’agit pas d’un hôtel à proprement parler, mais d’un établissement chambre d’hôte « comme au temps jadis ». Concrètement, c’est un château-monastère médiéval (vieille pierres et pont levis) récemment restauré, dans lequel deux suites sont proposées : la suite monacale et la suite seigneuriale.

L’une comme l’autre sont décorées avec goût et style de l’époque, et vous transportent plusieurs siècles en arrière.

Je vous rassure cependant : on n’est pas dans « Les Visiteurs », et il y a tout le confort moderne (chauffage, salle de bains sympa, Wifi). Nous avons pris la chambre « seigneuriale », très grande et chaleureuse, et dotée d’un lit dans lequel vous avez l’impression de vous endormir dans un nuage ! Le lendemain matin, réveil en douceur et petit déjeuner dans le salon médiéval, au fruit du feu qui crépite dans la cheminée. Zen.

Désolée pour l’absence de photos de l’édifice, en l’occurrence un « problème technique » nous a coulé une bonne partie du weekend question images…

Nous voilà partis en direction du château de Chenonceau, à une vingtaine de bornes plus au nord, sur les bords du Cher.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’édifice de nom, vous en connaissez forcément une photo : c’est certainement le plus reconnaissable des châteaux de la Loire après le château de Chambord.

Le château est majestueux, et – en plus ! – c’est un château de femmes : il était à l’origine détenu par Diane de Poitiers, la très glamour maîtresse du roi Henri II. A la mort de celui-ci, sa veuve, l’austère et redoutable Catherine de Médicis, oblige l’ancienne maîtresse à lui céder le château en échange d’un domaine moins prestigieux, Chaumont. Ambiance…

L’édifice est superbe et enjambe le Cher à la façon du Ponte Vecchio à Florence. Cette galerie sur le Cher, justement, a été construite à la demande de la grande Catherine, qui justement était née à Florence. Il n’y a donc pas de hasard.

La fameuse galerie sur le Cher

La fameuse galerie sur le Cher

Si le temps s’y prête, une petite promenade au bord de l’eau couronnera comme il faut cette visite il y a 500 ans.

Le soir, direction Blois, en remontant la Loire. Là, Monsieur avait réservé une table à « l’Orangerie du Château« , un resto gastro situé en face du château de Blois, dans ce qui était anciennement une dépendance de celui-ci.

Bon, on ne va pas se mentir, ce n’est pas donné du tout, et on ne peut pas se payer un resto comme celui-ci toutes les semaines. Une fois de temps en temps, il faut ceci dit savoir se faire plaisir !

Dans un décor feutré, et avec un accueil aux petits soins, on vous servira des mets raffinés cuisinés avec beaucoup de savoir-faire. Il n’y a rien de révolutionnaire, mais c’est joli, c’est très bon et on passe un bon moment. Mention spéciale à l’entrée de saint jacques rôties et au plat de poisson.

Après avoir un peu traîné à table, il est temps de lever le camp. Nous repartons alors vers Amboise, où il y a 500 ans résidaient François Ier et Léonard de Vinci. Monsieur, qui décidément avait décidé de me gâter, avait réservé une chambre dans un hôtel que j’ai trouvé féérique : le château de Pray.

Château de Pray

Château de Pray

Nous voilà non plus dans un château médiéval, mais dans un château raffiné, ambiance lit à baldaquin et fauteuils Louis XVI. Nous avions une petite suite indépendante avec accès direct sur le jardin. Un ra-vi-ssement pour s’y reposer et faire des rêves de princesse, et un rêve éveillé le lendemain matin lorsque l’on nous a apporté un petit déjà gargantuesque sur un plateau d’argent immense, façon Louis de Funès dans « La folie des grandeurs » !

Notre chambre, située, sur la photo précédente, dans la petite aile à droite !

Notre chambre, située, sur la photo précédente, dans la petite aile à droite !

Et nous voilà repus avant de partir vers notre dernière visite du weekend : le château d’Amboise. Il est un peu plus austère que Chenonceau, mais avec un guide, on en apprend des tonnes et on se remplit la tête d’images.

Château d’Amboise

C’est maintenant dimanche après-midi, et nous reprenons la route pour rentrer dans notre cité corsaire. Mais j’ai encore en tête Diane de Poitiers et Léonard de Vinci !


Les adresses de notre périple :

Le château de la Courroirie

Le Château de Chenonceau

L’Orangerie du Château

Le Château de Pray

Le Château d’Amboise

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